Évidemment, l’idéal est de pouvoir emporter avec soi de la nourriture lyophilisée ou des rations de survie par exemple. Cependant, ce n’est pas toujours possible, pour plusieurs raisons potentielles: temps de vie dans la nature trop long, incapacité à emporter beaucoup de matériel (poids, terrain accidenté), ou encore départ trop précipité. Je vous conseille donc tout d’abord de toujours avoir des réserves vous permettant de vous nourrir, votre famille et vous, pendant quelques jours.

Au-delà de ce laps de temps, il vous faudra trouver de quoi vous nourrir directement dans la nature. Les zones ou il est absolument impossible de se nourrir n’existent presque pas sur notre planète, et encore moins dans nos régions. Cependant, si c’est toujours possible, cela requiert parfois certaines connaissances et compétences. Nous essaierons de toutes les passer en revue sur notre site, mais en voici déjà une, primordiale: commenter savoir si une plante (ou éventuellement autre chose) est comestible ou pas?

Tout d’abord, si votre aventure risque de durer longtemps, il faut savoir qu’un « régime équilibré » est aussi important que dans la vie de tous les jours, et même plus. En effet, votre corps va être particulièrement exposé (fatigue, efforts, risques de blessures, expositions à des conditions difficiles) et a donc d’autant plus besoin de recevoir d’un peu de tout (de la graisse, des protéines, des vitamines, des minéraux, etc.) Bien sûr, le premier objectif est de se nourrir, mais il ne faut pas complètement perdre cela de vue. Je rajouterai que les protéines sont particulièrement nécessaires lorsque vous êtes blessé.

Venons-en au sujet principal de cet article:

Tester une nouvelle source de nourriture:

Cela est très compliqué, fastidieux, et malgré toutes les précautions que vous prendrez, peut s’avérer dangereux. Ce n’est pas la solution la plus simple pour vous nourrir, mais ça peut parfois être un dernier recours utile. Si vous souhaitez ingérer une plante que vous ne  connaissez pas, il faut procéder à des tests méticuleux successifs.

En premier lieu, se fier aux animaux est dangereux: certains animaux peuvent manger des aliments qui sont des poisons pour l’homme (pensez aux rats qui après plusieurs générations mangent de la mort-aux-rats et y survivent parfaitement… Je vous déconseille d’en goûter!)

Procédure:

  1. Inspectez: assurez vous déjà que la plante n’est pas pourrie ou qu’elle ne contient pas de vers.
  2. Sentez: coupez-en un petit morceaux et sentez-le: notre nez a été développé par la sélection naturelle pour être capable de nous aider dans ce type de jugement. l’odeur (ou le goût ensuite) de pêche pourrie est généralement le signe d’un poison assez répandu, et doit donc être vue comme un danger.
  3. Frottez votre peau avec: patientez quelques minutes. si cela donne lieu à une irritation, ou une forte gêne, abandonnez.
  4. Mettez-en un petit morceau sur vos lèvres pendant 15 secondes. s’il y a une quelconque réaction, abandonnez.
  5. Mettez-en un petit morceau sur le coin de votre bouche pendant 15 secondes. idem.
  6. Idem avec le bout de la langue.
  7. Idem sous la langue.
  8. Mâchez-en un petit morceau, recrachez-le et attendez une petite minute.
  9. Avalez-en un morceau de taille raisonnable. Cette étape est la plus ennuyante, puisque vous devrez ensuite attendre 5 heures sans rien boire ni manger d’autre. Après cette durée, si vous ne ressentez aucun trouble particulier, vous pourrez considérer qu’il y a de bonnes chances pour que votre plante soit comestible.

Bien évidemment, si vous êtes plusieurs, une seule personne (assez résistante si possible) doit faire ce test. Si jamais il tourne mal (surtout à la dernière partie), buvez beaucoup d’eau chaude, et ne mangez rien d’autre. Vous pouvez également vous faire vomir en chatouillant le fond de votre gorge par exemple.

Sachez résister à l’envie de manger des aliments connus mais qui ne sont pas mûrs ou pourris: ils peuvent être aussi dangereux que des aliments incomestibles.

voila, n’hésitez pas à laisser un commentaire si vous avez des remarques ou des questions sur ce sujet. Et à liker notre page Facebook pour nous aider un peu a développer notre communauté 🙂

Paul.

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2 COMMENTAIRES

  1. Le mieux est encore de connaître les plantes sauvages, donc de se préparer suffisamment à l’avance. L’improvisation n’est pas la meilleure des choses en la matière, bien que les conseils ici soient très judicieux.
    Se faire vomir ?… attention car certaines plantes sont très irritantes. Je crois que ce sujet est à creuser.

    Autre point, ramasser les plantes en hauteur, là où nos amis de la nature ne risquent pas de marquer leur territoire. Si possible – au moins en période « normale » – les faire tremper dans de l’eau vinaigrée (vinaigre blanc).

    Enfin le côté psy: si on mange une plante en étant sûr qu’on a fait une bêtise, qu’on n’aurait pas du… on est sûr d’être malade. Ce n’est pas pour cela qu’il faut manger de tout, mais on peut manger tout à fait comestible et être malade juste parce qu’on a peur qu’il nous arrive quelque chose. Je ne sais pas si je me suis bien fait comprendre.

    • Clairement, l’idéal est de connaître les plantes sauvages. Je voulais faire un article sur le sujet mais je n’y connais pas grand chose alors je me suis dit que ça risquait d’être assez nul si je recopiais juste wikipédia… J’essaierai de me renseigner pour peut être trouver quelque chose là-dessus.
      En tous cas, tout le monde ne les connait pas (ou pas toutes), et ces conseils sont certes à utiliser en extrême urgence, il est pas si probable qu’on en ait besoin un jour mais bon… Comme ils sont de bon sens, on les retient facilement et c’est pas mal d’avoir entendu tout ça une fois, savoir dans un coin de sa tête que c’est possible de manger un truc sans trop savoir ce que c’est, si on est assez prudent.

      Je n’ai pas compris ton point sur les plantes irritantes et le fait de se faire vomir…? Quoiqu’il arrive, si une plante est très irritante on s’en rendra vite compte en la mettant sur la peau (premier test). Évidemment il faut pas y aller comme un bourrin, mais petit à petit… C’est encore une fois du bon sens. Mais sans bon sens on ne survit pas longtemps dans la nature de toute façon!

      Et le côté psy je ne peux qu’aller dans ton sens, c’est déjà tellement vrai en période « normale ».. Si en plus on y ajoute une situation globalement stressante, dans laquelle on est pas à l’aise… Il y a vraiment moyen de se rendre malade rien que dans sa tête!

      Merci pour tes commentaires lune en tous cas, super intéressants ça fait plaisir. Je vais rajouter tes précisions à l’article quand j’aurai une minute!
      A bientôt sur minuit ou ici 😉
      Paul (Polodeblo)

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